Drayes du Vercors 2013 - Le récit d'Alex !

 
Nous étions deux athlètes du club à prendre le départ des 62 km des Drayes du Vercors, Jean-François JACOB et le narrateur.
 
 
Drayes 2013 01
 
 
Le but pour nous était bien sûr de participer à une belle course dans le Vercors, mais aussi de préparer d’autres objectifs. En ce qui me concerne, c’était ma première sortie « longue » avant Al Andalus… dans trois semaines ! Bref, de la même façon qu’étudiant je commençais mes révisions la veille du partiel (de préférence tard le soir !), je débute mon entrainement avec trois mois de retard…
 
C’est aussi l’occasion de tester son matériel : voir si les chaussures restent confortables au bout  de 60 bornes, si le nouveau porte bidon acheté la veille au soir est mieux que celui que je viens de balancer car la gourde saute dedans à chaque foulée, et si la poudre pour préparer les boissons énergétique donne bien envie de vomir pendant toute la course (de ce côté-là je confirme !) etc...
 
Il fallut tout de même se lever dès l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne, prendre la route à l’heure où Paris s’éveille, pour être à 7h sur la ligne du départ. A ce moment, le village semble très accueillant, l’ambiance affable, et on attend gaiement le début de l’épreuve.
 
Drayes 2013 02
Le premier kilomètre est assez déroutant : on commence par une descente, ce qui est assez inhabituel sur un trail et a tendance à doper un peu la vitesse de croisière. Puis arrive le premier mur. Là, ça rigole tout de suite un peu moins dans les rangs. On passe donc en marche rapide, et on se jette dans la descente suivante. Jusqu’ici tout va bien. Le parcours est très bien indiqué (mieux qu’à Crest !!) mais j’arrive quand même à manquer une bifurcation après le premier ravitaillement. Comme je maîtrise bien la théorie de l’engagement, je cherche obstinément la rubalise qui est « sans doute après le prochain virage » jusqu’à devoir me rendre à l’évidence et faire demi-tour. Bon, d’accord, j’arrêterai de me moquer de ceux qui se perdent en trail…. Bref, je reprends le bon chemin et malgré le temps perdu je suis 8ième à la fin de la première boucle, c’est-à-dire au vingt-quatrième.
 
Drayes 2013 03Là, je devrais arrêter le récit pour que mes chers amis du macadam me voient comme un sportif accompli…. Mais tant pis, j’avoue tout ! 10 km plus loin, gros coup de barre ! Je m’arrête un moment au ravitaillement, je mange et bois bien, je cause un peu, je récupère, et je repars en espérant que ça ira mieux. Mais c’est toujours difficile. Je sens que la machine n’a plus de jus. Je commence à me faire doubler dans les côtes… puis dans les descentes… Et puis vient cet autre mur, à moins de 20 km de l’arrivée. Je peine pas à pas pour grimper. J’ai l’impression que je vais exploser. Je n’en peux plus. Enfin au sommet, je m’assois au ravitaillement. Je ne suis plus rien. Je regarde passer les autres concurrents comme un zombie et peine à me relever après le passage de la première féminine, pétillante comme si elle venait de se réveiller. Je marche beaucoup. Je trottine aussi un peu, moins par soucis du chrono que par envie d’en finir le plus vite possible. Encore une côte, puis un dernier ravitaillement. On m’y annonce enfin la descente. Je repars en trottinant cahin-cahan, mais le parcours est encore ponctué de petites montées, pas bien méchantes pour qui est en forme, mais lesquelles me brisent ce qui reste de mes jambes. Enfin, on entre dans le village. J’ai presqu’envie de couper et d’aller directement à ma voiture plutôt que de suivre la route tracée qui rallonge encore le calvaire. Mais allez, au point où on en est, je ne vais pas abandonner maintenant…
 
Je termine donc 15ème, en 8h28, et Jean-François 22ème, une petite demi-heure après moi. A l’arrivée je ne tiens plus sur mes cannes. Impossible de reprendre la voiture de suite, ni même de m’assoir. Je vais prendre une douche… et c’est là que ce petit village naguère si charmant devient haïssable car il faut monter au camping tout là-haut pour se rincer ! Puis je file me faire masser, histoire de pouvoir m’allonger un moment confortablement. J’y passe des mains du kiné à l’ostéo car je suis « un cas intéressant ». Au moins quelqu’un qui le reconnait !!!
 
Jean-François semble beaucoup moins esquinté. Il a mieux géré sa course. Finalement, je crois que je vais arrêter là l’entrainement, et je vais passer directement à la phase de repos avant la course !!
 
A bientôt sur la piste !
 
Alex M.
 

62km et le calvaire....

Bravo Alex d'être aller jusqu'au bout, même HS tu fais un super chrono !!!
En tout cas, avec ce récit, je ne suis pas trés motivé pour faire ces 62bornes...
Bonne récup'

les drayes

Félicitations pour ce commentaire qui  retrace bien la difficulté du parcours. Il faudra retenir le meilleur: les paysages, des chemins en sous-bois à l'abri d'un soleil généreux, un balisage au top.

Effectivement, ce fut dur mais la couleur etait annoncée et pour une des rares fois, la distance et le dénivellé était exact.

Bonne récupération et, Laurent, du devrait mettre cette course sur ton programme. Vive les courses locales!!

 

bravo

Ca rassure ! Même Alexandre est parfois tenté de prendre les raccourcis et ressemble à un zombie mais ça doit être un zombie hyperactif!!!!

 

Bravo à tous les 2. Bonne

Bravo à tous les 2. Bonne récup